08/10/2009

Jolie legende

Au temps des légendes anciennes
Avant que l'homme blanc ne vienne
Viavait une jeune orpheline
Un jour une flamme trop vive
Que le vent souffla de la rive
Lui vola sa beauté divine
Son cri résonna dans la plaine
La terre et le vent se souvienne
De son courage et de sa peine

Elle s'appelait Oochigeas

Dans un des villages voisins
Vivait un prince magicien
Qui fit la promesse impossible
D'unir sa vie et son histoire
A celle qui saurait le voir
Lui que l'on disait invisible
Toutes les filles du village
Ne virent là-bas que son mirage
Et la seule à voir son visage

S'appelait Oochigeas

Au temps des légendes anciennes
Avant que l'homme blanc ne vienne
Vivait une orpheline indienne

Oochigeas

Au temps des légendes anciennes
Avant que l'homme blanc ne vienne
Vivait une orpheline indienne

 

 

23:37 Écrit par caline, petite f dans légendes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/09/2009

Merlin et Mandragore

Par un bel après midi de septembre, mes pas m'ont conduit à la Nuit des Fées de Clisson. Sitôt arrivées (bon d'accord on fait une escale habillage et maquillage avant histoire d'être dans l'ambiance lol) une douce brise vient nous porter un drôle de nom à l'oreille...Merlin, Merlin, venez donc entendre l'histoire de ce grand enchanteur fils du diable....

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Devant une foule médusée, le conteur et la belle Mandragore, accompagnée de sa charmante harpe, commencent à nous raconter cette drole d'histoire. Cette histoire du diable privé de ses jouets humains par la resurrection du Christ et son "grand pardon" qui, de colère, et afin de retrouver ses jouets "kidnappés" par le fils de Dieu, decide d'envoyer sur terre son propre fils. Sous la halle de Clisson, les coeurs frissonnent sous l'annonce de ce terrible présage et tout le monde attend la suite.

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Entre le suspens entretenu, les doux accords de Madame la Harpe et la oix si enchanteresse de Mandragore, l'histoire se déroule. Le Diable nous présente celle qu'il a choisi pour être la mère de son enfant. La douce Catherine qui n'a alors encore que 10 ans. Elle est si pieuse, si pure, si "formatée" par le frère Blaise, qu'elle enerve le Diable. Il va lui faire traverser tous les malheurs de la vie pour la detourner de sa foi, mais jamais la petite ne doutera de son Dieu... Les années passent, la petite grandit et toujours le malheur la suit. Même la tentation restera sans effet... ah non c'est pas tout a fait vrai, elle finira par douter de son Dieu jusqu'à ce que le frère Blaise lui dise que le Diable lui tourne autour et lui fasse promettre de toujours fermer sa porte à clé et de dormir avec une chadelle allumée pour la protéger.

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Mais une nuit le Diable a eu raison de ses forces et elle s'est endormie en oubliant la chandelle. Il n'en fallut pas plus au Malin pour pouvoir mettre son plan machiavélique en route. Sauf qu'au fil des jours, la douce Catherine est sur que ce ventre qui s'arrondit est l'oeuvre de son Dieu. Reniée et chassée par les gens du village, elle finit enfermée dans la grande tour sur la place centrale. Et là, son Dieu finit par repondre à ses prières et vient contre balancer les pouvoir que le diable a offert à son fils en lui en offrant de très purs en plus.... Voila donc le tout début de l'histoire de Merlin l'Enchanteur....

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 POur connaitre la suite de ses aventures, allez retrouver la belle Mandragore et son humble conteur....

22:43 Écrit par caline, petite f dans légendes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/02/2009

La Boîte de Pandore

La Boîte de Pandore
 
La belle Pandore fut créée par Zeus et par les dieux pour entraîner les hommes à leur perte. Les dieux voulaient ainsi se vanger de Prométhée qui désirait apporter à l'humanité les bienfaits que les dieux leurs avaient refusés. La belle jeune femme, parée de colliers, de fleurs, et vêtue des plus somptueux habits descendit donc parmi les hommes pour les séduire.
 
Pandore apporta avec elle une petite boîte que lui remirent les dieux et qu'il était interdit d'ouvrir. Mais, dévorée de curiosité, elle ne résista pas longtemps et elle en souleva le couvercle !
 
Alors, tous les maux en sortirent et se disppersèrent à travers le monde, se mélangeant aux biens sans qu'on puisse les distinguer les uns des autres. Souffrances et maladies, vieillesse et mort, mensonges, vols et crimes se répandirent donc dans la nature, dans les villes et les maisons et en chacun des hommes.
 
Pandore, effrayée de cette éruption de maléfices, remit rapidement le couvercle sur la boîte. Celle-ci était presque vide : tout ce qui était cruel, violent et rapide en était sorti, restait seulement, tout au fond, une petite chose qui ne prenait pas beaucoup de place et qui n'avait pas bondit comme les autres : c'était l'espérance. Cette petite chose si calme et insignifiante restait enfermée, comme si on avait peur d'elle, comme si elle n'avait pas le droit de se propager.
 
Eh bien n'est-il pas temps de faire sortir l'espérance de la boîte de Pandore ?
 
Ensemble, disséminons cette petite chose indifférente qui sera le moteur de la lutte contre les maléfices sortis  de la boîte.
 

 

Que la Lumière triomphe à jamais des ténèbres .

09:18 Écrit par caline, petite f dans légendes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/12/2008

la prière du loup

 

 

LA PRIERE DU LOUP

 



 

En regardant dans mes yeux,
S'il-te-plaît souviens-toi que je suis timide.
Tu n'as rien à craindre.
Car c'est l'homme qui nous a mis sur terre ensemble...
Mon voeux serait de ne pas être si incompris.
Après-tout c'est l'homme qui dit que je ne suis pas bon.
Si l'homme pouvait prendre le temps d'apprendre comment
Je suis réellement.
Peut-être aurais-je la chance de demeurer de ce monde
s'il ne tue pas ma famille.
C'est votre choix de m'aider.
À ce que les hommes voient,
Que je ne suis pas un tueur comme on vous l'a fait croire.
Je veux être compris et être libre...


B Schmitz (traduit de l'anglais)

 

13:59 Écrit par caline, petite f dans légendes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/12/2008

les deux loups

 

 

Les deux loups 
 

Les deux loups avançaient côte à côte dans la neige épaisse qui recouvrait le sol de la forêt.
Ils marchaient prudemment, d’un pas égal, s’arrêtant de temps à autre en humant l’air, comme pour mieux se repérer.

Spectacle étrange, et plutôt inhabituel, ils tenaient dans leur gueule le même long morceau de bois qui semblait les enchaîner l’un à l’autre.

Le plus jeune, un magnifique loup blanc, ralentit l’allure à l’approche d’un petit fossé qui traversait le chemin.
Son compagnon, un loup gris à la fourrure clairsemée par endroits, ralentit à son tour sans pour autant lâcher le morceau de bois qui le reliait à son ami.
Peu après, le loup blanc lui donna un gentil coup de patte, comme pour le prévenir de l’obstacle, et bondissant ensemble, ils franchirent le fossé avant de continuer leur route du même pas tranquille, tandis qu’à l’horizon un soleil timide commençait à percer les nuages[...]

Jack Scot n’eut aucune difficulté à repérer le passage des deux loups qui paraissaient se diriger droit vers la ferme de Tom, un bonhomme solitaire qui vivait avec sa fille au milieu des bois.

Un peu plus tard, il descendit de son véhicule pour examiner leurs traces, qui, à certains endroits, semblaient hésitantes.
- Bizarre… dit-il. On dirait qu’ils avancent exactement en même temps, comme si… Allons ! continuons nos recherches. Ils ne doivent pas être loin…

Pendant ce temps, les deux loups avaient poursuivi leur chemin.
Soudain, le plus âgé s’arrêta en poussant un gémissement de douleur. Le loup blanc fit halte à son tour et, lâchant le morceau de bois, s’approcha de son ami comme pour lui dire : « Encore un effort ! ».
Ce dernier, rassuré, hocha la tête, et le loup blanc reprit sa place à côté de lui après avoir replanté ses crocs dans le morceau de bois.

Ils parvinrent bientôt à la lisière d’une clairière près de laquelle, assise dans la neige, une fillette jouait à la poupée, sans se douter de la présence des deux animaux.

Apercevant la scène, Jack Scot, qui arrivait au même moment, appuya sur l’accélérateur tout en criant : - Attention, petite ! Il y a deux loups derrière toi ! Mais les rugissements du moteur couvraient sa voix, et la fillette ne l’entendit pas.
Les loups n’avaient pas bougé.
Le plus jeune tourna la tête dans la direction de Scot, puis se plaça devant son ami pour le protéger en grondant.
Jack Scot bondit du 4 x 4 et braqua son arme sur le loup menaçant.


À cet instant, la fillette se retourna et se mit à hurler : - Non, ne tirez pas ! Ces loups sont mes amis ! Ils ne sont pas dangereux. Le plus vieux est aveugle et l’autre l’a pris sous sa protection… Il n’y a rien à craindre ! Vous voyez ce morceau de bois que le plus âgé tient dans sa gueule : c’est moi qui leur ai donné pour les aider à marcher ensemble. Je vous en prie, ne leur faites pas de mal !

Scot abaissa son arme, et le jeune loup cessa alors de gronder.
- C’est extraordinaire ! Je n’ai jamais vu ça ! dit Scot à l’enfant en s’approchant prudemment… Quel bel exemple de solidarité ! Mais ces loups, reprit le trappeur, comment les as-tu connus ?
- J’ai trouvé le plus jeune quand il était bébé, à côté de sa mère morte d’épuisement, la patte prise dans un piège, précisa la fillette. Je l’ai recueilli, je l’ai nourri au biberon, puis je lui ai rendu sa liberté.
Un jour, il est venu me voir avec son ami aveugle, et depuis ils me rendent visite de temps en temps.
Je suis Sarah, la fille de Tom, le bûcheron. Mon père ne sait rien de cette histoire. Vous garderez mon secret, n’est-ce pas ?
- Je te le promets… répondit Scot. Tu es sûre qu’il n’y a pas de danger ?
- Certaine ! dit Sarah. Ces loups, je les connais… par cœur ! ajouta-t-elle en souriant.
- Alors, à bientôt !

Jack Scot regagna son 4 x 4. Puis, se tournant vers les deux loups, il leur fit un petit signe de la main, tandis que les deux animaux se couchaient aux pieds de Sarah dans l’attente d’une caresse.


Texte de Patrick Bousquet

   

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11/12/2008

L'Oiseau-Vent

L'Oiseau-Vent



Adapté d'une légende des Indiens micmacs.

Une grande famille amérindienne vivait au bord de la mer. Elle comptait plusieurs pêcheurs adroits qui savaient capturer les poissons avec leurs lances. Un jour arriva où il fut impossible de pêcher tant la mer était houleuse. Un vent terrible soufflait jour et nuit empêchant les pêcheurs de sortir dans leurs canots. Après plusieurs jours de tempête on commença à avoir faim. Alors le père dit à ses fils :

- Allez sur la grève, allez voir si les vagues n'ont pas rejeté quelques poissons morts.

Tiaho, le plus jeune parmi les pêcheurs, partit aussitôt et se mit à longer la rive. Mais plus il avançait plus le vent soufflait, si bien qu'il avait peine à se tenir debout. Il parvint à une pointe rocheuse qui s'avançait dans la mer et là, d'un seul coup, il comprit d'où venait la tempête.

Au bout de la pointe, sur le dernier des gros rochers qui émergeaient de la mer déchaînée se tenait un grand oiseau. C'était l'oiseau-vent, le faiseur de tempêtes. Il agitait bruyamment ses grandes ailes et donnait ainsi naissance au vent.

Avec courage et détermination, Tiaho décida de déjouer ce maître des éléments. Il s'approcha de la pointe en s'agrippant aux rochers fouettés par les vagues et cria :

- Nikskamich, grand-père, n'as-tu pas froid ?

- Non, répondit l'oiseau-vent.

Le jeune homme reprit :

- Je vois bien que tu es transi, viens, je vais te transporter sur mon dos jusqu'à la rive.

À sa grande surprise l'oiseau répondit :

-J'accepte.

Alors Tiaho réussit à se rendre jusqu'au dernier rocher. Il prit l'oiseau sur son dos et revient avec précaution vers la grève en se tenant aux rochers glissants et en évitant les vagues rugissantes. Mais à quelques pas de la rive il trébucha volontairement : il glissa sur les cailloux avec l'oiseau qui se brisa une aile. Tiaho prétendit être désolé. Il se mit aussitôt à soigner l'aile brisée en la maintenant immobile à l'aide d'un morceau de varech.

- Oiseau-vent, dit-il, tu dois rester tranquille et éviter de remuer tes ailes jusqu'à ce que ton os brisé soit guéri. Reste à l'abri dans les rochers, je viendrai te porter à manger.

L'oiseau-vent se mit à l'abri derrière des rochers tandis que Tiaho s'en retournait près des siens. En marchant, Tiaho constata que la mer avait retrouvé son calme et que les branches des arbres ne remuaient plus. Le vent avait disparu. Les pêcheurs sautèrent dans leurs canots et la pêche fut bonne. On fit ample provision de poissons car il est facile de pêcher par temps calme.

Tous les jours, comme promis, Tiaho portait à manger à l'oiseau-vent. Tous les membres de la famille étaient rassasiés de poisson. Mais on dit qu'il est dangereux d'abuser des bonnes choses. Alors il arriva qu'après plusieurs jours sans une ride, la mer se couvrit d'une écume blanchâtre. Les pêcheurs comprirent que les poissons se sentaient malades : ils vomissaient, ne pouvant supporter une mer sans mouvement. Alors Tiaho courut vers les rochers. Il examina l'aile de l'oiseau-vert et délia le pansement.

- Grand-père, ton aile est réparée, s'écria-t-il, avec joie. Bouge-la doucement.

L'oiseau-vert déploya toutes grandes ses deux puissantes ailes et aussitôt la mer endormie s'éveilla et se rida de vagues légères. L'oiseau-vert agita ses ailes un peu plus fort et une bonne brise se mit à parcourir la terre. En quelques heures la brise chassa l'écume sur la mer et les pêcheurs reprirent place dans leurs canots.

Grâce à Tiaho l'ordre revint dans la nature.

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07/12/2008

PRIÈRE INDIENNE

PRIÈRE INDIENNE

Ces ombres qui dansent
Autour de moi
Je les vois, je ne dors pas,
Je sais ce que tu penses
Tu n'y crois pas,
Tu n'es pas la première comme ça

C'est la prière indienne de mes nuits,
De ces voix qui m'entraînent loin d'ici,
Où la raison, le temps ne comptent pas,
Je m'y sens chez moi
C'est la prière indienne de ma vie,
Au silence des plaines loin d'ici,
Si ce n'est plus qu'un rêve, tant pis pour moi
Je m'en vais là-bas
Ne m'en veux pas

Tant de vies sans légendes,
Sans cris de loups,
Et ce temps qui se bat contre nous
Je sens les yeux des villes
Braqués sur moi,
La lumière est inutile quand la lune suit mes pas

C'est la prière indienne de mes nuits,
De ces voix qui m'entraînent loin d'ici,
Où la raison, le temps ne comptent pas,
Je m'y sens chez moi
C'est la prière indienne de ma vie,
Au silence des plaines loin d'ici,
Si ce n'est plus qu'un rêve, tant pis pour moi
Je m'en vais là-bas
Ne m'en veux pas

Si ce n'est plus qu'un rêve, tant pis pour moi
Je m'en vais là-bas
Ne m'en veux pas

Je les vois, je les sens
Ces ombres sur moi...

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